Le connard mouton est un animal à poil haineux


Les écrits qui n'aiment pas les fucktionnaires, les haineministrations, les salauds, les moutons et les cons

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Ça y est ! Me voilà toute verte...

Rédigé par Tara Taggle Aucun commentaire
en clair : j'ai les boules "...des boules grosses comme des astéroïdes… anabolisants", comme dirait cette chère Raymonde (l'héroïne du second tome du book et des suivants, à paraître).

La raison ? L'insupportable surutilisation politique de la lessive anti-redéposition commercialisée par le nouvel ordre capitaliste et financier mondialisé (ce que les communiqueurs désignent sous le vocable poétique de 'green-washing'). Après le coup du "nous sommes tous des Amerloques", ils nous font le coup du "nous sommes tous des écolos" et du "plus vertueux que moi, tu meurs". Dans l'incendie inopiné de ma nouvelle ouature tout électrique toute propre ? ou réduite à l'état de pâtée pour chat sur la jolie piste cyclable où un gros cube transportant des tomates espagnoles vient de transformer mon vélib' en compression de César ?

C’est que l’électeur-consommateur s’inquiète : la pollution en est arrivée à un tel point que l’air qu’il respire (au mieux) lui picote les yeux, la bouffe qu’il ingère a de plus en plus un goût (façon de parler car du goût, elle en a de moins en moins) de chiotte quant à l’eau qu’il sirote, outre sa chloration systématique (+ éventuelle fluoration -pour avoir de jolies dents blanches sans caries, du moins est-ce la raison invoquée), s’avère d’une pureté de plus en plus douteuse, à tel point que l’on pourra bientôt se passer du détour par la case pharmacien pour se procurer les médocs : ils sont déjà inclus dans la flotte (ce qui facilitera d’autant les prescriptions : un grand verre d’eau midi et soir ; attendons-nous à voir les labos investir dans les régies des eaux et autres eaux minérales en bouteilles). Vous ne voyez tout de même pas qu’il se mette à réfléchir, l'électeur-consommateur, non ? qu’il se mette à cesser de surconsommer, qu’il finisse par dénicher les vrais coupables et à s’ingénier de les poursuivre jusqu’à ce qu’ils finissent pendus haut et court ? Où irions-nous, ma brave dame ? Ce serait la fin du progrès. Que dis-je, de la civilisation. Non. Et puis, si on cherche bien, c’est tout de même lui le principal responsable : c’est lui qui l’achète la voiture et qui remplit le réservoir d’essence -ou pire encore de gasoil-, c’est lui qui achète ces tonnes de bouffe industrielle bourrée d’additifs et qui ne trie même pas ses poubelles, c’est lui qui réclame que l’ordonnance soit bien remplie jusqu’au bas de la feuille et qui pollue les nappes phréatiques, c’est lui qui gaspille l’énergie avec son logement passoire et ses ampoules antédiluviennes ; en gros, c’est lui qui pollue, et c’est à lui de changer. De racheter ses fautes. De faire l’effort de comprendre que nos préconisations sont infiniment vertueuses et constituent le seul moyen de sauver la planète. Et arrêtez avec vos sous-entendus perfides et insidieux ! (le père, le fils et le simple d’esprit?)

Le moyen choisi pour le détourner de toute réflexion est relativement simple sinon simpliste. La COMMUNICATION (propagande est un bien trop vilain mot, même si c’est de cela qu’il s’agit). L’électeur-consommateur est du genre crédule. Appuyons-nous sur les plus récentes découvertes en matière de PNL (Programmation Neuro Linguistique) ; bien que les vieilles recettes en la matière aient déjà été largement employées avec succès, l’électeur-consommateur est friand d’innovation. Assénons-lui de fausses vérités enrobées d’images idylliques, instaurons le doute quant à sa faculté d’analyse, instillons une dose suffisante de peur… et le tour est joué. Un exemple parmi tant d’autres : le protocole de Kyoto. L’électeur-consommateur est du genre paresseux, les chances qu’il s’appuie sur les centaines de pages dudit document sont quasi nulles, et tant mieux. Le message véhiculé par les médias a été (est toujours) le suivant : au terme de négociations longues et ardues (plusieurs sommets ont été nécessaires à la suite de celui de Rio), les très vertueux gouvernements des pays du monde entier (bien qu’à l’exception notable des USA et de la Chine au départ tout de même) s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ; et l’électeur-consommateur inquiet d’applaudir des deux mains. OR (pas le napoléon), s’il s’était montré un chouïa plus curieux, l’électeur-consommateur, il aurait découvert que la finalité de l’accord n'a jamais été, n’était pas de réduire, mais de MONÉTARISER les volumes de gaz à effet de serre émis dans les pays signataires de l’accord. Ce qui n’est pas du tout la même chose. À l’époque, certains journalistes ou personnalités politiques intègres avaient bien levé le lièvre, mais cela semble avoir échappé à l’électeur-consommateur ; du moment que la télé ne s’en était pas faite le relai, ce ne devaient être que viles menteries. D’autant que depuis lors, l’association de l’antienne ‘protocole de Kyoto’ à ‘décision vertueuse’ s’est profondément ancrée dans son cerveau. Le petit bijou de communication (manipulation) utilisé par le candidat aux élections amerloques Al Gore (qui étrangement aurait dû devenir POTUS puisqu’il était le vainqueur incontesté de ces élections, ayant réuni la majorité des suffrages, mais qui s’est curieusement ‘couché’ devant Georges -Johnny- Walker Bush -pourquoi ?) mérite d’être attentivement étudié : ça y est ! Nous voilà désormais avec un réchauffement climatique sur les bras, d’ailleurs toutes les études scientifiques (=incontestables) le prouvent ! Ainsi que les nombreux films-catastrophe qui ont fleuri dans son sillage. L’électeur-consommateur aime se donner des frissons. Le COP21 n’a servi ensuite qu’à enfoncer le clou.

Si la situation est telle qu’on nous la dépeint (si les activités humaines sont bien les principales responsables ET s’il y a bien réchauffement climatique -fauchée chronique que je suis, je ne prends plus jamais rien pour argent comptant), ce ne sont pas les défilés de moutons ‘pour la planète’ qui changeront quoi que ce soit au problème. La seule solution utile serait de stopper radicalement toutes les activités industrielles de but en blanc, à l’échelle du monde entier ! (arrêt de l’exploitation pétrolière et gazière, arrêt de toute production (industries chimique, pharmaceutique, plasturgie, automobile…) arrêt du machinisme (industriel et agricole). Les seules activités agricoles limitées strictement au sein de chaque pays à l’alimentation de la population (arrêt de la surproduction, des exportations, de la spéculation). Le reste n’est que gesticulation stérile. Et incitation a continuer de consommer tout en s’achetant une bonne conscience.

La seule façon de sauver l’humanité est de sortir de ce système consumériste pervers. D’exercer sa faculté de réfléchir et d’agir en ce sens. Et surtout d’arrêter de se montrer à ce point présomptueux : croire que le sort de la planète repose entre nos seules mains montre à quel point nous nous considérons comme supérieurs : Gaïa vit sa vie, elle survivra (ainsi que d’autres formes de vie) bien après que l’homme aura disparu. Non. Par contre, ce qui repose effectivement entre nos mains c’est notre propre survie ET la possibilité de stopper les responsables de la dégradation à tous niveaux de nos conditions de vie. Suivez mon regard...

Pour ceux qui préfèrent les zoulies images : Oubliez les douches courtes, une vidéo de Deep Green Resistance (Derrick Jensen) sous-titrée en français ci-dessous...

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